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28 mai 2016 6 28 /05 /mai /2016 17:18

Elle vient de loin cette 44ème cabane. Dans la vie des blogueurs endurants, il y a forcément des périodes de creux, de doute, de lassitude. Trouver l’album du siècle tous les deux jours, très peu pour moi. Vient le moment où l’on a besoin de se désintoxiquer, de ne plus courir après la pépite à tout prix. De toute façon, des pépites, il y en a plein à ras-bord, dès que vous calez vos yeux et vos oreilles sur la presse encore active (adieu Magic) les radios ou internet.

Ce recul est nécessaire. Ne croyez pas ceux qui vous disent qu’ils écoutent dix albums en deux heures et ont déjà une idée sur la question. En littérature, en cinéma, et donc en musique, j’ai déjà des années de retard. Si je me tiens au courant, j’ai le mauvais réflexe, désinvolte, de réécouter, de revoir voire de relire. Et du coup, je me sens bien fébrile face aux usines à déceler, face aux pionniers du nouveau scoop. Parce que pendant ce temps là, j’écoutais Janis Joplin, ou retombais sur une découverte d’il y a six mois.

Il faut du temps. Vivre autre chose. Faire silence. C’est comme ça que les oreilles reposées, on peut à nouveau se relancer dans le grand tremblement des mille propositions par jour. Sans se sentir obligé de chroniquer le meilleur du lundi, qui ne tiendrait pas la comparaison sur le reste de la semaine. Il faut savoir raison garder.

Voici une proposition à la cool. Il n’y a pas forcément tous les nouveaux qui valent le coup, il y a des rengaines assumées. Mais à mon humble avis, il y a de quoi passer une bonne heure entre amis, seul, ou à deux, à trois, à quatre...

Bonne écoute !

Edvard Munch: Melankoli, 1894-1896

Edvard Munch: Melankoli, 1894-1896

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17 mai 2016 2 17 /05 /mai /2016 19:41

Dimanche soir s’est achevée la 33ème édition du Festival Art Rock. Retour sur trois journées différemment colorées, passant par toutes les nuances de l’arc en ciel : on a parfois ri jaune, vu rouge, parfois rosi de plaisir devant de noirs félins sénégalais ou des bruits blancs anglais. United Paintings, ou comment témoigner d’une large palette chromatique, entre gris clair et gris foncé.

Photo : Jacqueline Ledoux

Photo : Jacqueline Ledoux

1. MATS

Commençons par ce qui fâche : Art Rock 2016 n’est sans doute pas la meilleure édition de ces dernières années. Si le festival nous a souvent habitué à des choix audacieux, des contrepoints inattendus sur la Grande Scène ( Alice Cooper en 2014, Brian Ferry en 2012), cette année les têtes d’affiche semblaient calquées sur le cahier des charges de multiples festivals. Non pas que nous n’aimons pas Rover, Louise Attaque ou Feu Chatterton!, mais il manquait un je ne sais quoi de folie et d’exubérance sur la Grande Scène. Des artistes comme The Shoes, Rone ou Birdy Nam Nam ont proposé des sets efficaces, visuels, impeccables, mais question émotion et grand tremblement, il fallait plutôt se diriger vers la scène B ou le forum. Entertainment d’un côté, radicalité musicale de l’autre. Lors de la conférence de presse de Rover, le chanteur expliquait que son concert cette année ne ressemblerait pas à celui donné il y a quatre ans au Forum. Qu’il fallait prendre en compte l‘espace, le plein air, la dispersion du son. Et en effet son concert, en s’adaptant à ces paramètres, fut quelque peu décevant si on le compare à ses prestations en milieux plus intimistes.

D’autres choix de programmation en ouverture sur la Grande Scène paraissaient également étranges : Odezenne, Jain (très attendue) se sont sans sans doute épuisés trop vite sur une scène trop grande pour eux, en tous les cas pour l’instant.

Enfin, une sorte de lassitude (mais ça Art Rock n’y est pour rien) face aux immuables éléments de langage censés galvaniser l’auditoire. Comme si nombre d’artistes, élus sur la scène principale, s’étaient donné des formules magiques, des abracadabras pour combler le vide. Top 3 : « faites du bruit !!! », « Ca va (St Brieuc) ??? (pratique parce qu’il n’y a que le nom de la ville à changer) ou « je vous aime, vous êtes merveilleux, j’adore la Bretagne »… Ca peut marcher un temps, mais ça s’essouffle vite. Il y a tellement de façons d’interagir avec un public que ces appels balancés à répétition semblent contre-productifs. Ou aller dans le sens de l’uniformisation regrettée un peu plus haut. Allez, faites un effort : A l’image de Feu Chatterton et son lyrisme détonnant, on peut sûrement trouver trois quatre formules efficaces sans tomber dans l’accroche de dissertation non ?

Photo : Jacqueline Ledoux

Photo : Jacqueline Ledoux

2. En demi-teinte

Certains artistes attendus, ont certes fait le job, mais on attendait mieux. Fantasme, hasard d’un coup de mou ? La prestation de Balthazar, jugée classieuse ou pleine de grâce par plusieurs médias, nous a paru terne. Morceaux enchainés scolairement, très peu d’interaction avec le public,  le groupe pouvait cependant compter sur la qualité de sa proposition, fort de deux derniers albums irréprochables. Résultat, un concert décevant (ou déceptif comme diraient les Inrocks) qui nous a convaincu qu’il fallait les revoir pour confirmer ou infirmer cette impression.

Même chose pour Carribean Dandee ou Caravan Palace. Perfection métronomique, sens de la scène, maitrise incontestable. Mais encore une fois, Si l’on vient pour écouter et non pas pour danser la gigue entre un godet de bière, un selfie et un appel sur smartphone (t’es où, mais t’es pas là, mais t’es où ? Gimmick Vianney cinquante fois entendu lors de ces trois jours) la recette fait long feu. A ce titre, si Caravan Palace invente le live en CD (aussi propre, aussi anesthésié, mais toujours convaincant) Carribean Dandee, eux, déterrent les punch line pathétiques d’une génération Bédo / Sexiste / Rastafari mon frère… Alors que musicalement, le set est plus qu’en place, electrisé par l’arrogance scénique de la bête de scène Joey-Nouvelle-Star (qui pour l’occasion s’est refait une coiffure old-school chez le toiletteur), on regrettera les lieux communs trop souvent appuyés lors des intermèdes, comme si la puissance de leur show et l’intelligence de leurs arrangements avaient encore besoin de provocations à deux balles (c’est à dire 13,12 francs, une pécadille.)

Autre demi-teinte, Two door Cinema Club le dimanche soir. Egérie des publicitaires, qui ont usé jusqu’à la corde les deux gros tubes What You Know et Something good can work, le groupe irlandais a semble-t-il enchanté le public, enchainant les formats radio guitare claire / socle disco. Si la sauce savamment pimentée prend, on se dit au bout de vingt minutes que les morceaux semblent interchangeables. On varie les Bpm et on change un ou deux accords. Diablement efficace, mais au bout de cinq six morceaux, diablement lassant…

Enfin pour diverse raisons, on reste un peu sur notre faim face aux concerts de The Pirouettes, de Jeanne Added et Feu Chatterton!. Si le jeune couple parisien a su restituer la joliesse de leurs mélodies bricolées et souvent très entêtantes sur la scène B, il leur manquait encore l’envergure nécessaire pour faire décoller le tout. A suivre donc, tant il n’était pas simple (et envisagé ?) pour eux d’en faire plus pour l’instant. Jeanne Added, elle, a sans doute souffert (comme Rover) de la dimension d’une grande scène qui ne rendait pas service au son percutant, compact et intransigeant de son premier album. Si la prestation fut plus qu’honorable, on ne pouvait s‘empêcher de comparer son passage à St Brieuc avec celui, hypnotique, du Roudour à Morlaix. Cela aurait cependant l’occasion pour elle de faire découvrir un ensemble de morceaux terriblement séduisants, transcendés par une gestuelle et une présence maintenant taillée pour les grands événements. Enfin, si le concert de Feu Chatterton! ne peut rougir d’aucun déchet, le son n’aura pas joué en leur faveur, saturant une partie des paroles du fou chantant Arthur, toujours aussi dandy et perché dans les hautes sphères d’un maniérisme rock’n roll. On pense à Bashung, à Nick Cave, et on se dit qu’il faudra suivre le parcours de ces doux illuminés, qu’on reverra sans doute au Bout du Monde cet été.

Jeanne Added - photo : Jacqueline Ledoux

Jeanne Added - photo : Jacqueline Ledoux

Carribean Dandee - photo : Jacqueline Ledoux

Carribean Dandee - photo : Jacqueline Ledoux

Feu Chatterton! - photo : Jacqueline Ledoux

Feu Chatterton! - photo : Jacqueline Ledoux

3. Brillants

Ce week end fut aussi l’occasion de vraies découvertes ou de retrouvailles réjouissantes. Déjà recouverts de sépia, de turquoise, ou d’ocre lors de notre passage à Rennes il y a quelques semaines, nous avons été ravis de sacrifier à nouveau nos textiles aux volutes colorées d’Artonik. Raccord logique avec le thème du festival, la compagnie marseillaise a déambulé dimanche dans les rues de St Brieuc au rythme de ses danseurs, transformant le pavé en dance-floor, et saupoudrant à nouveau les centaines de participants de poudres multicolores. Résultat, un grain de folie bienvenu sous un ciel enfin bleu après deux jours de gris et de petite laine, qui perdurera sur la peau de certains festivaliers jusque tard dans la nuit.

Autre retrouvaille haute en couleur, Faada Freddy, coup de coeur du Bout du Monde 2015, avait les honneurs de la grande scène. Si l’on voulait pinailler, on reprocherait au concert de rester dans sa zone de confort, s’appuyant sur un premier album irrésistible de funk, de soul, de gospel. Mais on y retrouve le meilleur d’une voix sucrée / raillée à la Terence Trent D’Arby, la modernisation du genre digne d’un Patrice ou d’un Baucklang pour le Beat-box, et surtout, surtout, la fraicheur d’un artiste encore et toujours généreux, vraisemblablement heureux de se produire sur scène. L’émotion ne connait aucun algorithme, et Faada Freddy fut un des rares à susciter une vraie vibration, par son personnage solaire, sa sincérité encore intacte. Alors oui, on aurait aimé plus de prise de risque, mais le segment d’une heure montre en main ne laisse pas forcément la place à l’improvisation audacieuse. On se contentera donc en fin de concert d’une reprise fédératrice de Bob Marley, No Woman no Cry, en cette semaine anniversaire de sa mort. Si le clin d’oeil peut paraitre cliché, on sait aussi l’attachement de Faada au reggae comme il nous l’a confié lors de sa conférence de presse. En tous les cas, l’artiste est définitivement attachant, et à suivre dans ses prochaines pérégrinations.

Faada freddy - photo : Jacqueline Ledoux

Faada freddy - photo : Jacqueline Ledoux

Après, comme souvent, les projets les plus excitants se manifestent au forum de La Passerelle. Quelle purge de voir J-C Satan et son bruitisme controlé en fin de soirée le samedi soir. Ici, pas de « faites du bruit !!!» mais un implacable mur du son, nous ramenant aux meilleures heures du rock sans fioritures, réunissant dans un grand raout, les revenus de l’île de Watt et les puristes du son garage, autour d’un concert incandescent. D’autres noms à retenir lors de ces soirées alternatives : Woody Smalls, Pumarosa ou Thylacine.

Enfin, saluons le professionnalisme de toute l’équipe de Wild Rose et d’Art Rock, qui a su tenir compte des remarques des années passées. Nouvel espace-presse plus chaleureux, plus grande fluidité lors des entrées sur site. Saluons également l’harmonisation à l’unisson d’une ville qui, à l’image d’un festival comme les Transmusicales de Rennes, vit aujourd’hui à l’aune d’une pulsation événementielle. Il y avait cette année une véritable proposition de concerts off, de dj-sets, dans une dizaine de bars, qui donnait vraiment envie d’en être. Rien ne vaut plus, grâce à Art Rock, que de voir St-Brieuc se réveiller au diapason d’un United Paintings.


Rendez-vous l’année prochaine…

Merci à toute l'équipe d'Art Rock, à Jacqueline pour sa compagnie, son sens de la musique et son regard. Merci aussi à Didier, Juliette, Marc, Julien (Juju), Thomas, Emilie, Alban, Titouan, Julien (Perrin), Gilles, Annabelle, Hervé. Et à Anne qui a suivi ça de loin...

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12 mai 2016 4 12 /05 /mai /2016 16:48
Art Rock 2016 # 3

Comme chaque année, Art Rock propose une sélection hétéroclite d’artistes allant de grosses têtes d’affiches à des paris sur l’avenir. Euphonies sera devant Louise Attaque pour sa reformation,  devant Feu Chatterton ou Jeanne Added pour leur consécration, devant Two Door Cinema Club ou Rover pour leur réélection. Mais il serait dommage de faire l’impasse sur de vrais coups de coeur moins connus, et qui feront le sel de Saint Brieuc ce week-end, en bleu, en rouge, en jaune, #United Paintings.

Vendredi 13

Balthazar (Grande scène - 19h45 - 20h45)

Depuis le début d’Euphonies, nous soutenons ce groupe belge, charmés par Rats et Thin Walls. Des emprunts à Gainsbourg, une nonchalance, des cordes à la Vannier, une voix de dandy. Balthazar, nous ne les avons jamais vu en concert. Mais nous les attendons de pied ferme. Pas sûrs que le créneau horaire leur permette de montrer l’étendu de leur talent hypnotique. On jugera sur place.

 

 

Thylacine (Scène B - 22h30 - 23h45)

Proposition de voyage. Improvisation. Dans la logique d’un parcours transsibérrien, Thylacine, c’est l’idée d’en être, de participer à ce pari fou d’un premier album nourri de mille expériences, de trajets, de refus, de carnets de voyage…
 

Samedi 14

Faada Freddy  (Grande scène - 20h-21h)

Notre chouchou. Nous l’avons vu au Bout du Monde en 2015. Nous en avons entendu parlé. Nous l’avons rencontré. Et à chaque fois c’est la même chose : un coeur gros comme ça, et un concert à l’unisson. Faada Freddy c’est la plus belle fusion entre Otis Redding, Marvin Gaye, Patrice et la soul/funk des années 70. A ne surtout pas manquer. Merveilleux. (Et en plus le mec sent bon).
 


J-C Satàn (Forum - 0h30- 1h30)

Découvert par le single I could have died, J.C. Satan peut faire grand bruit ce samedi soir au forum. Hydre à deux têtes ou quintet ne faisant qu’un, leur bric à brac mélangeant cuivres, cris, douces mélopées et guitares aiguisées fera mouche on l’espère. Du rock foutraque comme on l'aime.

Dimanche 15

The Pirouettes (scène B - 19h-20h)

Soyons honnêtes, pour l’instant on ne connait d’eux que le tube Je nous vois. Mais ce single est tellement entêtant, sorte de Cold Wave naïve à la française, relevée par deux voix qui fusionnent dans une scansion robotique et nostalgique, qu’on a bien envie de voir ce que ça donne sur scène. Le genre de concert quitte ou double. Soit c’est la révélation, soit c’est la consternation. A tenter… (même chose pour Hyphen Hyphen ce soir là sur la grande scène en clôture).

A lundi pour le compte rendu de ces trois jours... Bon festival !

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6 mai 2016 5 06 /05 /mai /2016 16:25
Art Rock 2016 #2

Les vendredi 13, samedi 14 et dimanche 15 mai vont métamorphoser Saint Brieuc.  Habituellement ville paisible voire ronronnante, ces trois jours sont l’occasion pour elle de sortir ses plus beaux atours.

Vous avez pris / allez prendre une place pour le festival. Vous passez une soirée ou trois jours. Voici un guide pratique pour la cité briochine pendant Art Rock.

  1. L’endurance

 

Etre à fond les trois jours, c’est environ 24 heures d’endurance. 24 heures pendant lesquels vous allez faire souffrir vos jambes, votre dos, votre estomac et votre foie, parfois vos oreilles. C’est ainsi que pour m’y préparer, je ne m’assois plus depuis lundi dernier, je ne mange que des sandwichs accompagnés de bières en gobelets que je coupe soigneusement à l’eau. Et même si chez moi je dispose de tout le confort moderne, je me retiens d’uriner avant la fin d’un disque. J’ai la vessie honnête. Je ne me couche pas avant 3h00 du mat’ en ayant pris soin d’avoir marché 15 x 800 mètres, soit la distance qui sépare la grande scène de Poulain Corbion à la Passerelle de la place de la Poste. J’ai la foulée fair-play. Ah et puis, dernière chose : dès que je vois quelques gouttes de pluie à ma fenêtre, je sors immédiatement dans la rue sans me changer pour rappeler à mon corps l’épreuve d’une ondée, d’une averse, d’un crachin en polo bermuda, d’une mousson en pyjama. J’ai le climat breton.

Art Rock 2016 #2

2. L'organisation

 

Bien sûr on peut aborder Art Rock de manière décontractée. C’est un festival urbain, qui offre plein de possibilités de rattrapage à ceux qui n’ont pas tout prévu. Mais quelques conseils s’imposent, en particulier à ceux qui n’ont jamais mis les pieds à St Brieuc.  Si vous ne voulez pas entamer votre P.E.L à cette occasion, vous trouverez en centre ville deux supermarchés (Monoprix aux Champs Libres, Super U rue St Guillaume) qui vous permettront de faire quelques emplettes de sustentation. Si jamais les dieux de la pluie vous tombent sur la tête, le festival propose des ponchos de fortune mais pour quelques euros. Pour les fumeurs, pas de panique, nous avons des tabacs. Simplement, je vous rappelle la logique d’un festival qui fait de votre paquet de cigarettes un objet ultra convoité à 2h du matin. Autant se prémunir quand vous avez encore les idées claires. Si vous venez en train, le Relay de la gare. Si vous êtes à sec passé 20H, le Saxo, à deux encablures de la Grande Scène. Si vous êtes en manque à 3h00 du mat’, allez vous coucher.

3. Le site

 

St-Brieuc est une ville moyenne de 48000 habitants. Si jamais vous souhaitez profiter de votre séjour festivalier pour découvrir le site, je ne saurai trop vous conseiller quelques endroits facilement fréquentables le temps d’une escapade : Binic, « le grain de beauté des Côtes d’Armor » à 15 mns en voiture. La mer, des bars, une promenade. Les Rosaires, une des plages les plus proches pour s’échapper. Et si jamais vous êtes à pied, la vallée de Gouedic peut faire office de parenthèse à l’écart de la ville. Verdure et sentiers détoxinants. Vous pouvez également pique-niquer au Tertre Aubé, en écoutant Faada Freddy. Vue imprenable sur le pont et l’horizon briochin. Sinon, pour les bars chouettes, il y a de quoi faire…

 

 

 

Les Rosaires

Les Rosaires

Binic

Binic

A très vite pour un prochain article qui s’attaque à la programmation !

 

Et en attendant, la playlist 2016...

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2 mai 2016 1 02 /05 /mai /2016 18:14
Art Rock 2016 #1

Ah… Le joli mois de mai… Son muguet, la fête du travail, les premières chaleurs estivales… Le mois de mai, c’est le printemps qui s’exalte, les anémones, les gentianes ou les marguerites qui embaument, les journées sans fin et des semaines plus courtes, l’été qui s’annonce, les aubergines, les fraises des bois dans les assiettes… Le mois de mai c’est la libération, vestimentaire, sensuelle, poétique, c’est pieds nus dans l’herbe ou dans l’eau le retour à la nature, aux joies simples de la vie. C’est le festival de Cannes et la montée des marches, Jazz sous les pommiers, le début de Roland Garros…

Ok. Sauf que c’est aussi le début des révisions scolaires, les premières déclarations d’impôts, et le mois anniversaire de Maitre Gims. Et qu’à Saint-Brieuc, si on s’intéresse au tennis ou au cinéma, c’est encore sous le plaid, un vent frais et dix degrés dehors. Heureusement, c’est aussi le mois où la ville va connaître un énorme pic de croissance démographique, et où elle va devenir pour trois jours le centre des attentions musicales.

Le festival Art Rock, depuis 1983, c’est un bouton d’or sur le menton cabossé de St Brieuc. Si la ville regagne en pouvoir d’attraction depuis quelques années, Art Rock a toujours été de toute façon le moment où l’on pouvait se réjouir de voir la ville animée, sortie de sa torpeur et de son entre-gens. Depuis 83, Miles Davis, Patti Smith, Alain Bashung, Alice Cooper, Tricky, Jane Birkin, Moby, Roy Hargrove, Beth Gibbons, Ben Harper, Dominique A ou Sonic Youth (entre autres) ont contribué à l’affluence vers la cité briochine.

Et en ce mois de mai 2016, Art Rock revient secouer les puces de St Brieuc pour une nouvelle édition : United Paintings. Soit trois jours sous le signe de la couleur, (bleue comme le jazz, rouge comme le rock, jaune comme le funk et verte comme… euh ben comme le vert, ou autres, à voir) Et comme d’habitude, du multimédia, des passerelles entre arts de rue, conférences, concerts, musiciens du métro, du culinaire (Rock’n Toques), des spectacles gratuits…

Prochain article ou comment optimiser son passage par St Brieuc un week-end de mai. Ce joli mois de mai…

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25 avril 2016 1 25 /04 /avril /2016 12:36
Bertrand Belin (+ARLT)- Le Carré Magique - 19/04/2016

Si le patron de la soirée était grand, blond et breton, nous saurons gré à au Carré magique et sa team de choc d’avoir concocté au public lannionais une soirée en deux parties incluant, en amuse-bouche, les chanson douces-amères de Arlt, duo unissant Eloïse Decazes et Sing Sing, au chant et à la guitare. Arlt fait partie de la sphère artistique de Bertrand Belin, et pour cause. Eux aussi sont des amoureux de la langue, sa métrique, son rythme, ce quelque chose d’obsessionnel ce mouvement qui sans cesse revient, fait articuler un texte en le chantant. Eux aussi exsudent cet amour pour la comptine en apparence badine, la folk-song qui s’incruste à coups d’accords, la poésie pastorale ornée d’un humour pince sans-rire.


Sans rire, comment peut-on imaginer que ces deux-là soient sinistres ? Faut-il être dénué de second degré pour ne pas sentir, le sourcil relevé, le potentiel ironique de ces ritournelles, cours d’eau d’où émergent des paroles telles « Partout, tous les oiseaux sont tombés au sol, d’un coup, d’un seul » ou « Que le cancer te mange le cul, si tu persévères à gésir sur ce pieux avec moi » et enfin « Ah mon amour, apprendrons-nous à nous taire, enfin, un peu » : c’est tout le cynisme d’une époque qui s’égrène, là. L’ennui a pourtant saisi une partie de la salle (tout à fait au fond) qui, venue avec les crocs, a semblé ne pas vouloir jouer le jeu de la mise en bouche plus longtemps que la demie heure réglementaire. A eux, les malheureux, Sing sing s’est senti obligé d’expliquer que les chansons émanaient de personnes en réalité joyeuses ! Tant pis pour les oreilles impatientes, les autres, en majorité, auront gouté leurs chansons. Depuis la grâce malade de l’album La Langue, sorti en 2010, le duo fêlé s’est associé au touche-à-tout furax Thomas Bonvalet (AKA l'Ocelle mare), il y a deux ans. Enfin, leur tout récent « Diableries », possède lui aussi ce charme sournois et paradoxal, contenu dans le minois enfantin et la voix suave de la chanteuse. Eloïse ! La lumière dans ses yeux, nos yeux dans son chignon. Ebouriffée, la fée – ou la sorcière, on ne saurait dire, tant elle a l’art de tout dire et son contraire.


 

« Mais tout cela » déjà, comme le chante Bertrand Belin « se cabre, tout se plie, dans les souvenirs » et après la pause et quinze minutes d’entracte, la silhouette longiligne du chanteur attendu arrive sur scène, accompagnée de sa garde rapprochée. Tatiana Mladenovitch à la batterie et au chant, Thibault Frisoni à la guitare, Olivier Daviaud au clavier. Dès les premiers morceaux, le son est puissant, la batterie métronomique. Dandy à la mèche blonde, travaillée, le chanteur prend possession d’un espace central qu’il ne quittera pas. En quatre morceaux, dont le délicieux Folle folle folle issu du dernier album Cap Waller, Bertrand Belin installe une esthétique gestuelle surprenante, faite de main levée, de déhanchés improbables, et d’une incarnation scénique digne d’un Elvis ironiquement cartésien. Belin semble s’être construit un personnage plus extravagant taillé pour la scène, loin de ses psalmodies rigoristes si séduisantes sur albums.


Ainsi, tous les trois quatre morceaux, le chanteur devient conteur, comédien. On connaissait le goût de Bertrand Belin pour le mot et la lettre, pour la littérature (Il est aussi auteur de romans dont « Requin », paru en 2015 et « Sorties de route » en 2011) et il en fait plein usage lors de transitions devenues ici intermèdes : que ce soit sur un superbe « Hypernuit » protéiné ou « Altesse », il ménage des bulles poétiques, souvent en relation avec le thème de la chanson passée ou à venir. La méthode est joliment systématique, à coup de répétitions, de retours de propositions, tel un mantra visant à interroger ou divertir le public. On découvre alors un artiste protéiforme, capable de remanier l’essence de ses textes pour en faire une nouvelle source théâtrale. Certaines de ces parenthèses se révèlent d’ailleurs comiques voire caustiques : le passage sur la catastrophe dans la Manche qui aurait condamné les lannionnais à l’oreille absolue est irrésistible. Sachant qu’ensuite, après rapide tour de chant, il conclue que notre oreille ne mérite pas de se faire chier pour des compos à plusieurs accords.


Plus tard, il se montre professionnel et classe, lorsque des problèmes de son en façade parasitent le concert. Berlin ne perd pas de son flegme et de sa prestance, et improvise même « le méfait », petit conte drolatique, avec pour seul son le retour sur scène. Il se fend même d’une jolie parole pour les techniciens, seules victimes de cette perturbation.


Après la coupure de jus, le rythme reprend, plus soutenu, avec cette tension, cette intention de ne plus rien lâcher. Comme pour conjurer le sort, comme l’on se relance dans la course pour la dernière ligne droite. Le groupe, ressoudé sans doute par l’épreuve passagère, offre une sublime version longue, hypnotique et littéralement stroboscopique, d’« Au jour le jour», avant de laisser le leader conclure et remercier le public par une derrière pirouette « La terre est ronde et le carré magique ! ».

Avec une présence scénique devenue, en quelques années, habitée et un sens du phrasé que peu peuvent se targuer de posséder dans la chanson française de qualité, nous avons vu ce mardi se produire un maestro, dans le fond comme dans la forme. Il ne porte rien d’autre qu’un peu de classe et de superbe dans les cheveux, il a les Initials B.B., comme un autre grand, et l’on ne peut désormais plus l’écouter comme avant.  
 

A nouveau un grand merci à Mariane et Philippe ! A très vite au Carré Magique.

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4 avril 2016 1 04 /04 /avril /2016 23:45
Marcel Kanche (c) Photo : Richard Dumas

Marcel Kanche (c) Photo : Richard Dumas

Il est précieux, il se fait trop rare. Si cela n’était impoli nous commencerions cet article par une litanie envers et contre l’économie culturelle, « l’industrie » du disque et consorts dont évidemment Marcel Kanche ne fait pas partie. Trop sombre, trop épuré, trop strict, trop … risqué. Que n’avons-nous pas entendu pour justifier son absence des médias francophones (et philes ?). C’est dans l’indifférence des radars et des flashes –  hormis chez quelque courageux programmateurs qui doivent encore aimer donner du sens aux mots « service publique » – que l’auteur des bouleversants albums Henriette (1992), Lit de chaux (2001), Vertiges des lenteurs (2006) et Dog Songe (2008) a publié en novembre dernier Epaisseur du Vide, son onzième album. Alors, en contrepied, nous nous offrons un jeunisme pour l’introduire dans ces pages : trop beau. Oui. L’album est comme de coutume cousu de fil dorés donc fragiles, il témoigne avec recueillement des méandres de l’âme bercée en milieu naturel, minéral souvent, végétal aussi.
 

Pour la seule date en 6 mois d’une tournée en éternelle construction (chers programmateurs, à vos calepins !) Marcel Kanche était attendu dans la ville du Bouguenais, en périphérie de Nantes. Heureux habitants du far ouest que nous sommes ! « Merci à [nos] bouches » de pouvoir y être en ce début de weekend pour s’alimenter au plus près de la source, du poète, qui se trouve fort ému devant les centaines de personnes venues et, partant, pendues à ses lèvres. Irréductibles amateurs de poésie brute, sans calcul, nous nous sentons désormais moins seuls car unis et nombreux, au piano’cktail.
 

Il aime les mecs et les femmes à part, en marge, mais dans ses cordes, Marcel. Insaisissables bien que possédés, dans leur monde à eux, même quand ils brillent sous les projecteurs. Des feux folets. Dans ses compagnons de parcours et ses références se trouvent Pascal Comelade, Blurt, Alan Vega, Carla Bley, Père Ubu, Fred Frith, pèle-mêle. Légendes et voix. Instrumentistes, créateurs.

Carolyn Carlson (c) DR : ABCDance - www.abcdance.eu

Carolyn Carlson (c) DR : ABCDance - www.abcdance.eu

Ce soir dans ce lieu au volume inspiré peut-être par la démesure de Vian, et sur cette large, très large scène, heureusement tapissée par les ombres, Kanche a invité une poétesse totale, chorégraphiant de son corps tout en lianes, ses mots jetés, posés, improvisés. « Laissez-nous là » avec la grande danseuse Carolyn Carlson.
 

L’américaine, qui travaille en France depuis des décennies, a trouvé sa place, de choix, entre les rythmes battus ou soufflés de Bruno Tocanne et les nappes sonores des orgues de Nicolas Méheust. Elle glisse, depuis les coulisses, sporadiquement, par vagues, parfois à un moment qui semble déborder même le principal hôte des lieux. Mais il s’en amuse. Il aime tous les débordements de cette dame qui l’émeut. Elle qui choisit justement l’eau lorsqu’elle doit se définir comme l’un des cinq éléments, reprend quelques extraits de son solo Dialogue avec Rothko. Pour planter le décor - « Imagine a door, a house, painted… » -, le cadre dans lequel nous sommes conviés à tout projeter. Le but ? Oublier pour quelques instants notre « Existence » - titre du dernier poème qu’elle joue, entre improvisation et écriture, entre geste dansé et calligraphie projetée dans l’air.

M. Kanche (c) Photo : Isabelle Lemaître K.

M. Kanche (c) Photo : Isabelle Lemaître K.

Quant à lui, lorsqu’il ne projette pas ses visions de marcheur infatigable sur l’écran en fond de scène, Marcel Kanche rit, fait rire, fait preuve d’auto-dérision sur son âge avancé (qui lui vaut une "carte vermeille") imprime surtout son éternelle humilité dans nos rétines et remercie : « Vous êtes charmants. Non vous êtes plus que ça : vous êtres stables ! » Et clôt le set sur l’interprétation de « L’Indien », poignante déclamation d’amour fou ou de douce soumission, un titre que lui a écrit… sa fille « Les chiens ne font pas des belettes » sourit-il enfin ! Etrange animal que ce Marcel Kanche dont l'imprudence, exquise, n’égale que l’intégrité.

 

Anne. 

Merci à Rachel Guerin et l'équipe du Pianock'tail pour leur accueil et cette sublime programmation.

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2 avril 2016 6 02 /04 /avril /2016 12:26
VKNG - Le Carré Magique - 1er Avril

Quel plaisir de retrouver VKNG ce vendredi soir au Carré Magique ! Découverts à Art Rock l’année dernière (le groupe avait répondu présent pour remplacer au pied levé Blue Pills) lls avaient mis le feu sur la grande scène avec leur funk-electro puissant et racé, une gageure quand on essuie les plâtres à 18h… La même année sortait Illumination, un huit titres gorgé de tubes groovy et entêtants. C’est cet album que Thomas de Pourquery et Maxime Delpierre viennent défendre ce soir, et on se demande comment ils vont transformer l’essai, dans une salle ou le public est assis.

Mais le Carré Magique a tout prévu. Quand Philippe Le Gal vient présenter le concert, il fait remarquer que quelques rangées de sièges ont été enlevés pour l’occasion, transformant les premiers rangs en potentiel dance-floor. Le public réagit au quart de tour et alors que les premières notes de Don’t Stop résonnent, de nombreuses ombres se rejoignent devant la scène, encouragées par l’invitation de Thomas. Le chanteur, fidèle à lui même, en impose dès les premières mesures, sorte de nounours déguisé en Titan, croisement magnétique entre force chthonienne et diva sauvage. Si le titre est mid-tempo, et que pour l’instant seuls les pieds trépignent d’impatience, l’essentiel est déjà là. Panel vocal ahurissant, qui passe du feulement à la crête, du grave envoutement à la luette suraiguë. Pendant que le bonhomme déploie progressivement tout son attirail de showman, un temps crooner, un temps rockeur survolté, (entre Scissors sisters et Bowie période Low) le reste de la troupe (les excellents Guillaume Rossel et Louis Sommer) assure une métrique imparable, où s’enchainent Girls Don’t Cry et le gros tube attendu, Mary.

La sauce prend, le dance-floor se remplit de plus en plus, et le groupe prend plaisir à étirer ses morceaux pour en exploiter tous les ingrédients dansants, semblant chercher à chaque fois le climax persuasif, l’épiphanie de transe. Si certains « irréductibles gaulois » (comme les appelle Thomas) ne quittent pas leurs sièges, le pari est réussi : sur Killing in the Name of God (titre qui résonne différemment, depuis les événements du 13 novembre) c’est la liesse au Carré Magique. Une centaine de personnes s’oublie devant la scène et improvise de drôles de chorégraphies, d’autres hésitent entre station assise, à genoux ou debout, mais tout le monde semble conquis par VKNG, qui saura temporiser et proposer de nouvelles orientations, comme sur le nouveau titre dévoilé : Is it a dream ou lors du rappel sur la reprise de Winston Tong : In a Manner of Speaking.

Le public ne semble plus vouloir partir. Et pour le troisième rappel, VKNG revient avec une deuxième version de Mary, surprotéinée, où les serviettes et vêtements volent en tous sens. Le groupe généreux, trône sur scène, improvise un selfie avec l’appareil photo d’uns spectatrice, et terminent leur set sur un joli exercice choral qui verra disparaitre Thomas, cabotin, au rythme du gimmick.

Mission accomplie. Merci au Carré Magique d’avoir fait confiance à VKNG qu’Euphonies suivra avec intérêt dans les mois à venir.

Merci à Philippe et à Mariane, pour leur accueil et leur enthousiasme.

Prochain rendez-vous : Bertrand Belin le 19 avril. Autre horizon, mais tout aussi excitant !

Et pour se faire une idée de ce que ça donne sur scène ....

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24 mars 2016 4 24 /03 /mars /2016 19:12
Dans ma cabane un invité # 12

Elisa Le Merrer

Plasticienne/ Performeuse

 

Née en Bretagne en 1979, Elisa LE MERRER se forme au Studio Pygmalion à Paris. Elle est interprète dans différents projets.
En parallèle de sa pratique aux arts vivants, elle s'intéresse aux fluides, au mouvement. Le rapport au corps devient le fil conducteur de son parcours.

La rencontre avec la chorégraphe, performeuse, Nadia VADORI GAUTHIER, l'incite à creuser ce nouveau format d'expression. Elle intègre son atelier mensuel de recherche qui lui a permis de créer son projet personnel LA BOITE NOIRE; dispositif plastique performatif.

Elle obtient des résidences en milieu scolaire et à la Passerelle, Scène Nationale de Saint Brieuc. LA BOITE NOIRE est présente dans différents lieux, festivals (l’Avant Scène à Cognac, Les Tombées de la Nuit à Rennes, au Château de la Roche Jagu, Festival Pas Sage...).

Elle met en place en France et à l’étranger des ateliers pédagogiques et de sensibilisation autour de la performance dans les écoles, les collèges, les lycées et au sein de quartiers sensibles.

1. Peux-tu nous exposer en quelques mots ton rapport à la musique ?

 

Mon rapport à la musique est quotidien, quand je me lève, sous la douche, dans la voiture etc... La musique convoque chez moi des souvenirs, des odeurs, des émotions... J’utilise également beaucoup la musique dans mes ateliers avec les enfants.
En revanche, quand je suis en phase de création, d’écriture, j’ai besoin du silence complet.

2. Si tu devais isoler un album qui t'a marqué à vie ?

 

Charlotte for Ever de Serge Gainsbourg.


Mon premier vinyl, offert par mon père, m’accompagne depuis que je suis toute petite et me rappelle de jolis souvenirs***

3. L'album qui ne quitte pas ta platine en ce moment ?

 

Le premier album de Rover.

4. Une rencontre marquante avec un artiste ?

 

Aucune pour l'instant.

5. La chanson qui te met en joie ?

 

L.A Woman des Doors. Morceau très rythmique qui me donne la pêche et me rappelle surtout une belle rencontre.

6. La chanson qui te fout le bourdon ?

 

Il voyage en solitaire de Gérard Manset

7. Ta chanson honteuse ?

 

Que tu reviennes de Patrick Fiori. Oulalaaa, et oui...

8. Un concert mémorable ?

 

Brigitte Fontaine au Casino de Paris, délirante et talentueuse.

9. L'album que tout le monde aime et toi, définitivement, tu n'y arrives pas ?

 

Le dernier album d'Adèle.

10. L'album que tu attends avec impatience ?

 

 PJ Harvey, j’attends avec impatience et curiosité son nouvel album intitulé The Hope Six Demolition Project.
Suis fan depuis le début, découverte via Nick Cave, j’ai adoré To Bring you my love, et aussi son duo avec Thom Yorke.

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16 mars 2016 3 16 /03 /mars /2016 18:23
I'm Feeling Good

Embarqué dans de multiples tâches, pas convaincu par les premières propositions du trimestre (enfin, celles qui m’ont gratté l’oreille), cela fait un moment que je n’ai pas chroniqué un album. Je préfère me taire plutôt que de participer à la frénésie de l’artiste de la semaine, si vite oublié.

Sauf que là, bien renseigné par mon acolyte ileftwithoutmyhat, j’ai découvert une petite pépite, un feel-good LP. Qui tourne en boucle à chaque occasion. Something About April II, d’Adrian Younge. Soit un beau résumé entre l’électro-soul de Dan the Automator sur Lovage, le Rome de Danger Mouse et Danièle Luppi et parfois les cordes de Jean Claude Vannier. Beau concentré de soul, de bidouillages sonores et de rengaines. La première écoute passe comme une lampée d’écume de bière un samedi soir. Mais on y revient, sans gueule de bois : le fond du verre est tout aussi bon. Emprunts au français (La Ballade), rappel de mélodies addictives, l’épure d’April Sonata, la beauté d’Hands of Gold, le rappel d’Hear my love.

Tant qu’on y est, écouter le premier opus.

Bonne écoute, à très vite….

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Published by Johann - dans Albums
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