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29 mai 2012 2 29 /05 /mai /2012 21:37

 

desert-chapiteau-copie-1

 

Dans ma cabane une platine # 5

 

Fin du mois de mai. Si mes souvenirs annuels sont exacts, à ce moment de l'année, tout le monde est en t-shirt, vautré sur les pelouses. Engourdi par un soleil enfin durablement présent, on opte volontiers pour la station horizontale. On rêve d'ailleurs, de vies sans contraintes, le corps huilé par des mains fermes, précises et endurantes, éventé par des naïades au son des Gipsy Kings. Mais je m'égare. 

 

 Qu'est ce que je voulais dire ? Ah oui. J'ai opté pour le camping. Pendant quelques jours, j'ai déménagé une centaine de kilomètres plus loin pour prendre la température d'un festival, qui a su nous faire gagner quelques degrès de plus. Mais je n'ai pas oublié pour autant les résidents de ma cabane. J'ai filé les clés à des gens de confiance : Citizens !, Santigold, Nick Waterhouse... Je compte sur eux pour animer les soirées à venir, irradiées par des rayons chaleureux de fin de journée.

 

J'ai hâte d'en découdre à nouveau avec les belles propositions musicales de ces dernières semaines et des jours à venir. En attendant, j'espère que vous apprécierez comme moi cette cabane concoctée avec amour, heureux de partager avec vous le tube sensible et intelligent d'Aline, mes copains de C2C, la malice de Nadeah, les oh, hey ! des Lumineers et l'infinie poésie de Gravenhurst, entre autres. 

 

Le jeu pour gagner une compilation tient toujours (avec visuel et playlist). Et ce mois-ci, puisque je vous offre une tambouille on ne peut plus de compet',  je rends les choses un peu plus difficiles : quel est selon vous l'article qui a été le plus lu sur Euphonies ces 30 derniers jours ? Le tout sous contrôle d'huissier itou avec chiffres à l'appui... Allez, un cadeau surprise en plus ce mois-ci pour le gagnant.

 

Bonne écoute !

 

 

 

Dans ma cabane une platine # 5

 

 

DMCUP # 5Stephano Bonazzi, Smoke 7

 

 

 

 

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28 mai 2012 1 28 /05 /mai /2012 14:18

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This is the end...

 

 

J'ai traversé ce matin Saint Brieuc. La ville est dans le même état que le mien : silencieux et en chantier. C'est triste un festival qui se termine. On a toujours l'impression qu'on aurait pu faire mieux, qu'on aurait vraiment dû aller voir cet artiste américain plutôt que de glander avec une bière allemande. Parmi les philosophies de la nuit, je retiens cette phrase d'un compagnon de décibels : "si t'as pas raté un artiste dans un festival, c'est que t'as rien vu".

Alors pour tourner la page de ce festival 2012, souvenons nous.

Souvenons nous que les rues de St Brieuc hier ont vibré au son lyrique d'étranges girafes. Que les djs dans les bars valaient parfois dix fois mieux qu'un artiste sur scène (mention spéciale à Alban, Julien Tiné et Lamar Shedd qui n'ont ni compté leurs heures ni leurs générosité).

Souvenons nous que 1995 a permis à de nombreux lycéens d'oublier le temps d'une soirée qu'en 2012 c'est leur bac.

Souvenons nous qu'il faisait beau ce dimanche à Saint brieuc, et que Theophilus London ou Spoek Mathombo ont contribué à faire monter la température.

Souvenons nous surtout qu'un festival réussi repose davantage sur le bonheur qu'on éprouve dans les interstices : le sourire d'un bénévole ou la présence de ceux qui comptent.

Alors bien sûr il y a eu des déceptions. Moriarty inégal. Brigitte modeste. El Hijo de la Cumbria trop lent à l'allumage. Mais on préfèrera se souvenir de Sharon Jones, de Thee oh sees, de C2C, d'Ibrahim Maahlouf, et de tous ceux que j'ai ratés mais qui auront marqué VOTRE festival. Guettons-les à leur prochain passage par chez nous, foi de mélomanes.

Après ce marathon, je prends quelques jours de repos. Impatient de partager bientôt avec vous de nouvelles découvertes.

En attendant, album souvenir...

 

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Sharon Jones & The Dap-Kings (vendredi soir-Grande scène). Bouillant !

 

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Ibrahim Maalouf (Samedi-Grande scène) Poétique et élégant.


IMG_1441.JPGC2C  (Samedi-Grande scène) Une tuerie. Je l'ai dit ?

 

IMG_1455.JPGLa rencontre avec Vincent Brunner, Luz et Francis Métivier au jardin de l'Hôtel de ville. Passionnant.

 

IMG_1501.jpgLa chouette dédicace de Luz.

 

IMG 1481Pendant Theophilus London (Dimanche-Grande scène) (c'est beau non ? )

 

IMG_1489.jpgSpoek Mathombo (Dimanche-Forum). Percutant.

 

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La soirée de clôture au point VIP-La chapelle avec Julien Tiné et Lamar Shedd. Efficace.

 

IMG 1496Lundi. On remballe.

(Photos : J.B)

 

N'hésitez pas à partager en commentaire vos coups de coeur du festival, ça m'intéresse !

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27 mai 2012 7 27 /05 /mai /2012 13:50

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One for the money, two for the show...

 

Le chiffre quatre. Comme les quatre lettres R.O.C.K.  Seuls les initiés sont au courant, mais si vous voulez faire un sans faute à Art Rock, le monde du festival s’ordonne sur une règle simple du multiple de quatre. Vous allez voir c’est imparable. Prenons la journée d’hier :

 

 Concert d’Acapulco 44. Bon, si ça c’est pas un signe. Deux fois le chiffre quatre, comme pour indiquer qu’il fallait impérativement les voir au forum hier, et plutôt deux fois qu’une. Un set nerveux, incisif. Et un public qui ne s’y est pas trompé, séduit au quart de tour. Bondée, la Passerelle a retenti au son des bretons prometteurs, qu’on a hâte de revoir très vite.

 

Quatre. Comme le nombre de rappels pour Ibrahim Maalouf, qui a proposé à la grande scène un concert élégant et exigeant, tout en poésie, humour et efficacité. Le garçon est charmant, et avec son groupe, a su séduire un public maltraité par les premières pluies du week-end. Et quand ça tombe ici, c’est pas que quatre gouttes.

 

Quatre, comme le nombre de morceaux d’Orelsan que j’ai supportés. Paradoxe évident : le set est rôdé, ultra efficace et musicalement très stimulant. Mais sans vouloir creuser la polémique, ni tirer sur une ambulance, le jeune trublion a le niveau d’écriture d’un quatrième. Et encore, catégorie cancre. De quoi faire passer Grand corps malade pour un énarque. C’est dire.

 

Quatre, comme les quatre tubes attendus lors du concert de Rover. Le chanteur est impressionnant, et constitue un premier argument sérieux, tant sa palette vocale est riche et remarquable. Prestation efficace, fort d’un public conquis d’avance, le colosse aux pieds d’argile a fait un sans faute, sans surprises, mais sans déception non plus. Et je confirme, il dépasse les quatre mètres.

 

Quatre enfin, comme deux fois deux. C2C, bien sûr. Et à l’heure où j’écris, ce que j’ai vu de plus époustouflant pendant le festival. Le set quasi parfait. Un son énorme. Quatre djs d’une classe folle, techniquement hors norme, jamais démonstratifs, visuellement épatants, musicalement terrassants. Quatre, deux pour les oreilles et deux pour les mirettes. Les tables de mix diffusent en rythme des images calées sur le set et c’est tout simplement bluffant. Enfin, un hommage appréciable et de grande humilité au chanteur des Beastie Boys Adam Yauch disparu le 4 mai dernier. La grande classe. Chapeau bas les garçons.

 

A demain. Après les quatre litres de cacolac avalés hier soir, c’est dans quatre litres de café que je trempe aujourd’hui ma tête au carré...

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26 mai 2012 6 26 /05 /mai /2012 11:17

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Le rapport du (presque) matin

 

Hier j’avais rendez-vous avec un pote. Mais avant de le retrouver, je suis allé chercher mon sésame pour les trois jours. A l’intérieur d’une petite chapelle, tamisée de bleu pour l’occasion, j’ai reçu la suprême onction musicale. Il est 17h00 et le festival Art Rock commence officiellement pour moi. Hop, le temps pour moi de boire un café, et on convient par sms de se retrouver à la grande scène entre deux sets. Ca me laisse un peu de temps pour glander. Et de trouver un de ces fameux briquets Bikini.

 

Tout le charme d’Art Rock repose sur l’ébullition ressentie dans les rues. Même si vous n’avez pas acheté de place, tout est fait pour vous rendre la vie urbaine plus agréable. A condition bien entendu, d’aimer la musique. Coup de chance hier, il a fait un temps exceptionnel.  Du coup les terrasses étaient bondées, les serveurs débordés et certains déjà bien bourrés. Je reçois un nouveau sms de mon pote qui décale le rendez-vous d’une heure. Tant pis, j’irai voir Sharon Jones seul. Pardon, vous savez où j’peux trouver un briquet Bikini ?

 

20h00. La classe. Les Dap-Kings investissent la grande scène au soleil couchant. Suivie d’une petite bombe. Au sens premier : de celle qui éclate à la tête sans prévenir : Madame Sharon Jones. Boum : sûrement le premier choc du festival. Cette pelote d’énergie concentrée me console de ne pas avoir connu les heures les plus électriques du funk-soul des années 70. Montée sur ressorts (et élégantes chaussures blanches), elle aligne pendant presque une heure et demi une succession de morceaux endiablés, joués à un train d’enfer. Le public ne s’y trompe pas, programmation intelligente : à 21h30, tout le monde est échauffé. Avec ou sans briquet.

 

Je passe le set de Charlie Winston à chercher mon pote. Puis une bière. Puis des contremarques. Puis une bière. Puis d’autres contremarques. Puis des pâtes carbo. Puis une bière. Puis des clopes. Puis un briquet. Bikini ou pas. Du coup, je rate Charlie Winston. Et mon pote.

 

23h00, au forum, fin de Mansfield .Tya. Début du deuxième choc de la soirée : Thee oh sees. Je ne sais pas ce que Dionysos a donné mais ce qui est sûr, c’est que les jeunes américains ont retourné la Passerelle. Un rock sans fioriture, puissant, incisif, ultra efficace. Même crevé, il était impossible de ne pas remuer les lombaires. Toujours pas de pote, mais j’en ai trouvé d’autres avec qui je n’avais pas rendez-vous. Finalement on s’verra demain. Ca se passe comme ça à Art Rock. Pardon, vous auriez du feu ? 

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22 mai 2012 2 22 /05 /mai /2012 22:25

Art Rock

 

Art Rock # 6 : And now, for something completely different...

 

Vous sentez ? Non, vous sentez pas ? Les derniers jours avant. J-3. Quelque chose dans l'air. Comme pour chaque festival urbain, la ville se met au diapason. Dès vendredi, Saint Brieuc va multiplier sa population par dix, accueillir son lot de journalistes, de mélomanes, de fêtards, concentrés sur l'événement culturel briochin de l'année : Art rock. Il y aura bien sûr toujours les grincheux pour se plaindre du bruit, des perturbations. Mais il y aura surtout cette effervescence rare qui n'a d'égal que l'accueil du Tour de France un après midi vaporeux de juillet. Et vous dans tout ça ? Qu'allez vous faire, qu'allez-vous voir ? 

 

Si j'avais pu, à raison d'une chronique par demi journée, j'aurais fait l'éloge de plusieurs artistes présents lors du festival. Mais force est de reconnaître qu'il faut maintenant avoir l'esprit de synthèse, que je me dois de livrer une dernière chronique en guise de préambule, de proposition. Et l'affaire n'est pas simple, selon que vous êtes le curieux d'un soir ou l'endurant d'un long week-end. Alors si j'étais vous... 

 

Sur de bons conseils, vous savez déjà qu'il ne faut pas rater les concerts de C2C, Rover, Ibrahim Maalouf, Theophilus London ou Sharon Jones. C'est déjà une bonne base de départ. Vous savez aussi qu'Acapulco 44, Camadule Gredin ou les différents Dj sets proposés pendant le festival constituent autant d'occasions de reconsidérer la musique made in Breizh. N'empêche qu'avec tout ça, je n'ai encore pas tout dit du festival. Parce que...

 

Parce que vous souhaitez peut-être voir ce que donnent les chouchous des médias : Thomas Dutronc, Brigitte, Charlie Winston, Shaka Ponk, 1995, Orelsan, Dionysos ou Moriarty en live. Mais franchement, nul besoin dans ce cas de mon avis, Les goûts et les couleurs... Peut-être juste rappeler que Matthias Malzieu (Dionysos), fidèle d'Art Rock, est un malade mental capable de vous retourner le cerveau pendant une prestation autant physique que musicale. Ou redire qu'il ne faut pour rien au monde rater Moriarty, promesse d'harmonies vocales et mélodiques incomparables.  

 

Mais... Il serait dommage de faire l'impasse sur : la pauvre Nadeah, programmée à 17 heures le vendredi, victime d'un début de festival où la majorité sera encore au boulot ou à l'apéro. Pourtant, je sais que l'australienne propose un set percutant et séduisant, que les plus renseignés sauront apprécier. Et en plus c'est gratuit. Le même soir, vous vous mordrez les doigts de ne pas être présents pour Etienne de Crecy, Dj qui propose un set novateur, electro et festif, fort d'un dispositif visuel et sonore rarement appréciable en concert. Et pour finir, je ne peux que vous recommander d'assister aux concerts de Stephen Marley (Bob, sors de ce corps...) BRNS (merveille pleine de promesses venue de Belgique), Spoek Mathambo, Mansfield.Tya (n'est-ce pas Gilles ?) ou Juveniles, qui a réussi à retourner la blogosphère Kitsuné au son de We are young.

 

Voilà. Les dès sont jetés. De vendredi à dimanche, j'essaierais d'être le chroniqueur témoin du 29ème festival d'Art Rock. Avant de vous faire part de mes dernières découvertes musicales, qui mine de rien s'accumulent depuis quelques jours. Je vous souhaite un excellent festival. Plein de bruits et de découvertes. Plein de bruits, de joies et de fureurs.

 


 

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20 mai 2012 7 20 /05 /mai /2012 09:48

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Art Rock # 5 Sharon Jones & The Dap-Kings - Vendredi 20 h - Grande scène

 

Dis papa, c'était quoi un concert ? C'est peut-être la question que posera un jour un enfant à son père, un smartphone greffé sur le bras et le bout des doigts carrés. En attendant que ce jour sombre arrive, préparons une démonstration, affûtons nos arguments . Voici peu ou prou ce que je dirais à cette progéniture technoïde :

 

D'abord d'enlever son casque. Et d'écouter le bruit ambiant : de ce bruit est née la musique, subtil arrangement avec le désordre vivant. Et qu'avant de connaître, il faut entendre. Lui apprendre que les oreilles sont partout, dans le coeur le sexe et les pieds. Et qu'on ne danse pas qu'avec le cou. 

 

Je lui dirais ensuite qu'un concert, c'était un rendez-vous. Avec un artiste, certes, mais aussi avec d'autre gens. Oui. Des gens en vrai, des amis ou des inconnus, des gens trop grands devant nous, des gens en sueur parfois, présents, trop présents. Mais que ça faisait partie du jeu. C'était tellement un rendez-vous que parfois on y arrivait en retard, qu'on ratait souvent la première partie. Un rendez-vous, hein, pas une invitation : souvent il faillait payer et comme on arrivait les mains vides on filait à la buvette, boire une bière chaude et trop chère en attendant que ça commence. Mais que ça faisait partie du jeu.

 

Je lui dirais également qu'un concert, c'était un spectacle. Réfléchi, travaillé. Qu'on n'avait pas le choix de l'ordre des morceaux, que la fonction repeat s'appelait un rappel et que le shuffle n'était pas bon signe. J'évoquerais la notion de surprise, qu'on pouvait s'y rendre juste pour entendre un morceau, qui parfois n'arrivait pas. Mais que ça faisait partie du jeu.Que les ratés du show étaient parfois cent fois plus magiques qu'une exécution parfaite.

 

Je lui parlerais enfin de la notion de conduction. Qu'un concert mémorable tenait au champ electrique produit. Et que si l'on prenait du jus, c'était de la vitamine. Il me demanderait d'abréger et d'en venir à l'essentiel, de lui montrer un exemple. Je ne sais pas ce que l'on écoutera alors, mais cette semaine, je l'aurais emmené voir Sharon Jones & The Dap-Kings à Art Rock. 

 

 

 

Allez jeter un oeil et une oreille ici aussi.

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18 mai 2012 5 18 /05 /mai /2012 09:35

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Acapulco 44 / Camadule Gredin / Julien Tiné & Lamar Shedd / Rafale Dj / Le Disquaire Dj Set...

 

A Saint Brieuc, au fin fond de la vallée du Gouedic, se dresse fébrilement une petite cahute dans laquelle vit Madame Saoulchen. Ici tout le monde la connaît pour ses talents divinatoires. Que l'on soit à la recherche du grand amour, candidat à un examen, ou en quête des bulots les moins chers de la côte, c'est elle que l'on va consulter. A son crédit plusieurs prédictions avérées, mais le nom du gagnant du loto de Trézénec un 15 novembre est sans doute sa plus belle réussite. Comme tous les  grands devins, Madame Saoulchen obeit à des rituels immuables. Impossible de la déranger avant 11h du mat', car souvent victime d'étranges migraines. Certains badauds nocturnes passant par là prétendent même avoir déjà reconnu l'air de la queue-leu-leu jouée à l'envers sur une trompette endiablée. Que diable, je voulais moi aussi profiter de ses oracles une semaine avant le début du festival Art Rock. Etre certain de ne pas passer à coté des nouveaux artistes à voir absolument. Je l'ai donc rencontrée hier pour lui poser quelques questions, en échange de deux bouteilles d'Hydromel.

 

Quels sont les talents prometteurs ? Que faut-il voir à Art Rock ? Elle prit une grande inspiration en se tenant le front. C'est quand elle marmonna les noms de Def Leppard et Deep Purple que je compris qu'elle était dure de la feuille. Une fois la méprise dissipée, elle se plongea dans sa boule de cristal et annonça :

 

  acapulco44 press

 

ACAPULCO 44 (Samedi-15h- Forum) : Forts d'un premier e.p paru en 2008 (Northern Lights), les briochins d'Acapulco 44 reviennent cette année avec Haunting Movies, à la croisée des Rakes, de Foo Fighters, des Smashing Pumpkins ou des Artic Monkeys. Si l'inspiration est anglo-saxonne, l'énergie et l'efficacité de leurs compositions devrait mettre tout le monde d'accord sur scène : voix charismatique sur des guitares aussi tranchantes que mélodiquement inspirées, batterie subtilement métronomique, le groupe costarmoricain distille un rock venimeux et habité. (www.acapulco44.over-blog.com)

 

Can't Rewind by ACAPULCO44MUSIQUE

 

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CAMADULE GREDIN (Samedi-22h30- Village) : Tom Waits, Nick Cave et Arthur H ont eu un enfant ensemble, un soir qu'on projetait Burton et Jarmush sur grand écran. Camadule Gredin est un beau bébé qui n'a rien à envier à ses parents : d'une voix rauque il nous entraîne dans un univers digne de Carnival, poussiéreux et hanté, burlesque et déjanté. L'artiste prend toute son envergure sur scène, où l'on ne s'étonnerait pas de croiser des hobos livides desserrer leur cravate à l'écoute de Marécages. Un grand barnum noir et élégant, à ne pas manquer. (www.camadulegredin.com)

 


Marécages by Camadule Gredin

 

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ARTBIST'ROCK (Julien Tiné & Lamar Shedd / Rafale DJ / Le Disquaire Dj Set...// O'Kenny, Chai Pierre...) : La musique c'est comme l'alcool, pour éviter la gueule de bois, faut pas faire de pause. Heureusement, en marge du festival, des rois du cocktail inspiré sauront prendre le relais pour maintenir vos esgourdes en état d'ivresse : Julien Tiné (qu'on ne présente plus, Dj de Yelle à ses heures gagnées) et l'inénarrable Lamar Shedd, les furieux et impressionnants Rafale DJ, les incomparables brasseurs de pépites du Disquaire accompagneront (entre autres) pendant trois jours vos envies de découvertes et de sensations sonores un cacolac à la main. En plus, ce sont tous des garçons sympas et qui présentent bien. C'est important.

 

CLUBCABARET BEST MIX EVER by Julien Tiné

 

 

Je remerciais donc Madame Saoulchen pour ses conseils et lui confiais pouvoir maintenant faire une belle chronique. Elle me répondit pas avant le mariage. C'est moche de vieillir.

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17 mai 2012 4 17 /05 /mai /2012 14:27

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Art rock # 3 El Hijo de la cumbia (Forum de la passerelle - Dimanche - 2h00)

 

Un festival ça se gère, je n'apprends rien à personne. Surtout si vous faites les trois jours. Ne pas tout donner le vendredi, se lâcher le samedi, en garder pour le dimanche. Mettez vous deux secondes à la place d'un artiste programmé en bout de course, le dimanche soir, à 2h du mat'. Il doit composer avec un public lessivé, saturé de musique, de décibels et d'apéricubes. On ne peut pas confier ça à n'importe qui. 

 

Les happy fews présents au forum dimanche soir seront les témoins complices d'un festival qui s'achève. Certes, deux ou trois se seront économisés uniquement pour l'occasion, mais une majeure partie aura traversé trois jours de fête, de liesse, de verres trinqués. Et ils seront encore prêts à en découdre à cette heure avancée de la nuit. Comme si le lundi n'existait pas. Il était donc nécessaire de trouver l'homme de la situation. Celui qui saurait réinjecter de l'endorphine dans ces corps exténués. Celui qui serait d'abord jugé sur sa faculté à encourager les chorégraphies maladroites, les déhanchements non homologués. J'ai nommé : El Hijo de la Cumbia. 

 

Dj producteur argentin, de son vrai nom Emiliano Gomez, El hijo de la cumbia propose un milkshake piquant de sonorités traditionnelles, la cumbia, danse ancestrale originaire de Colombie qui s'est répandue depuis comme un feu de poudre dans toute l'amérique du sud, et de sonorités plus actuelles comme le dance-hall, le dub ou l'électro. Et le résultat est détonnant : si vous aimez les rencontres musicales bouillonnantes entendues chez Manu Chao, Sergent Garcia ou Spook & the Guay, si vous aimez la transe latine de bidouilleurs de génie comme Fauna, alors cette soirée est faite pour vous.

 

Si tout se passe bien, je vois d'ici la scène : une foule embrassée de visages cernés mais sauvée par le lightshow, se lançant à corps perdu dans une jolie mutinerie contre le matin. Soyez-en : l'ivresse épicée d'une fin de nuit argentine vous attend. Et en plus le lendemain, c'est férié. Il reste des apéricubes ? 

 


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EL HIJO DE LA CUMBIA - PARA BAILAR by yabastarecords
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15 mai 2012 2 15 /05 /mai /2012 22:05

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Art Rock # 2 Theophilus London (Dimanche - Grande Scène- 20h45)

 

Mais pourquoi aller à Art Rock finalement ? C'est ce que m'a demandé sournoisement un collègue ce matin, alors que j'essayais vainement de réparer notre machine à bulles en vue d'une soirée à thème. Je déteste être dérangé en plein travail, surtout quand cela ralentit la marche vers un monde meilleur, à coups d'apesanteurs savonneuses aussi futiles que poétiques. Mais bon, la question est posée. Comment convaincre l'homo-festivalus de se rendre en terres briochines les 25, 26, 27 mai ? La réponse est simple : par une étude comparative des diverses propositions concurrentes aux mêmes dates. Et également par une analyse approfondie de ce qui peut conduire à cette question.

 

Première hypothèse : vous habitez loin, très loin des Côtes d'Armor, par exemple à Rennes, Brest, voire à Nantes. Dans ce cas j'ai vérifié vos calendriers. Et par un phénomène exceptionnel qui ne se produit qu'une fois toutes les 115 lunes, il n'y a absolument aucun événement culturel organisé dans vos villes à cette même période. Un certain M. Penzennec a bien tenté d'organiser un concours de crochet lorientais le samedi 26 au soir, avant de se raviser très vite. Aucune pré-inscription en quinze jours, c'est un signe. Inutile sinon de se tourner vers Paris : C2C et Brigitte sont aussi à Saint Brieuc et   LCD Soundsystem n'a toujours pas prévu de se reformer, donc...

 

Seconde hypothèse : vous n'aimez pas la musique. D'abord c'est ce que vous croyez, parce que c'est impossible. Ensuite, Art Rock est justement le festival fait pour vous : vous pouvez seulement profiter du versant Art, avec les spectacles de Decouflé ou de Zombie Aporia, voire du versant prosaiquement Rock en vous installant confortablement à une terrasse de l'un des 1721 bars de la ville, qui sauront vous accueillir chaleureusement. Prévoir une polaire quand même, on ne sait jamais.

 

Troisième hypothèse : la programmation pléthorique vous intimide. Vous ne savez pas quel artiste favoriser dans ce dédale de propositions. C'est là que j'interviens, dans la confidence : Theophilus London est l'un des incontournables d'Art Rock 2012. Timez are weird these days sorti l'année dernière est le secret le mieux gardé de ceux qui n'aiment pas partager leur butin. Bombe hip-hop du chanteur de Brooklyn, où se marient à merveille les influences soul, funk et jazzy, l'album du dandy crooner se révèle complétement sur scène, où peut enfin s'épanouir la classe et le talent d'un immense show-man. Si vous voulez tout savoir, c'est l'un des artistes que j'attends le plus de pied ferme. Et parce que je veux entendre encore une fois Love is real en concert avant de mourir. 

 

Vous connaissez maintenant the place to be en ce dimanche soir. Moi je vous laisse, je crois que la machine à bulles fonctionne à nouveau.

 

Un seul titre devrait pouvoir vous convaincre, l'inoubliable Love is real. Mais tout le reste de l'album est à niveau :

 

 

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11 mai 2012 5 11 /05 /mai /2012 22:55

20120111_ibrahim_maouf_diagnostic-.jpgArt Rock # 1 : Ibrahim Maalouf   (Samedi-Grande Scène-18h30)

 

 

Ca y est. Vous avez votre précieux sésame. Vous allez participer à un ou plusieurs jours de fête en musique, retrouver des amis, découvrir des artistes, vibrer au son de ces hommes et femmes dont la profession de foi est la communion des sens. Sing Hallelujah (sing it !) Amen. Vous avez amplement raison : rappelons aujourd'hui que si les concerts n'existaient pas, la musique serait au bonheur ce que la masturbation est à l'amour. Une promesse frustrée. Donc, quelque soit votre programme, votre projet est d'en profiter au maximum, d'oublier l'espace d'un instant vos tracas quotidiens. Toi, le jeune Padawan gorgé d'hormones pulsatiles. Toi, le trentenaire Jedi qui court après sa jeunesse insouciante. Toi, le senior Yoda contraint de ramener le disciple au bercail. Vous souhaitez passer une soirée inoubliable. Pour cela, il vous faudra alors savoir éviter les désagréments que peut occasionner la promiscuité populaire d'un festival, avec son lot de nuisibles. Petite nomenclature à l'usage des non initiés :

 

- Le mec bourré. J'ai commencé par le plus facile, car le plus identifiable. Celui qui, quelque soit le genre de concert proposé, se donne une peine remarquable à appliquer une chorégraphie aléatoire, sorte de mélange fascinant entre une crise épileptique sous Guronsan et l'improvisation d'une valse tecktonik. Validée une seule fois en 1983 dans un local pour punks polonais, ce genre de compagnie est à fuir sur le champ, quelque soit l'heure de la journée (surtout en Bretagne). Par contre vous pouvez filmer de loin, ça fera toujours un souvenir.

 

- Attention plus dur : le(s) fan(s) du groupe qui passe après. Souvent je vous l'accorde, ils ne se pointent qu'à l'heure dite. Mais soyez vigilants. Certains, masochistes, ou soucieux de se garder une bonne place, vous pourriront le spectacle en beuglant par intervalle de dix secondes le nom de leur(s) idole(s), accompagnés de sarcasmes dignes de l'almanach Vermot à l'encontre de l'artiste sur scène. Pour eux, deux solutions : Le dédain (faible). Ou la mort (risquée). Au pire, généralement la possibilité de se décaler de quelques mètres est toujours possible. 

 

- Enfin, la pire engeance, le commentateur volubile. Lui, journaliste, spécialiste, intellectuel (voire les trois) vivra immobile devant vous une expérience extatique à base de bras croisés et de verdicts intempestifs. S'il est là, c'est pas pour déconner : il se doit d'évaluer à (très) haute voix la côte à l'argus des artistes en exercice, à l'aune d'une somme de critères abscons allant de la réussite d'un fa dièse à la qualité d'un silence ému. Seul problème, si vous avez payé pour écouter de la musique, vous êtes dans votre plein droit de lui casser la gueule.

 

Imaginons maintenant que vous ayez décidé d'assister au concert d'Ibrahim Maalouf ce samedi soir à Art Rock. Ils seront quand même là. Débordants parfois d'imagination pour avancer masqués. Ne vous laissez pas faire : en tenant compte de ces portraits-robot, vous pourrez profiter entièrement du génial trompettiste, également pianiste sur son troisième album Diagnostic. Le concert ravira les amoureux d'un jazz généreux, ouvert sur les univers latins, rap, classique ou arabisant, dû à la science jamais démonstrative d'un artiste au sommet de son art. Du coup, dégagé de ces angoisses, vous saurez trouver simplement la main d'une partenaire complice, ou les hanches d'un danseur rassurant, le temps d'une cumbia endiablée ou d'une langueur sensuelle. 

 

A tous, bon festival.

 

Ibrahim Maalouf à la Cigale en 2010 :


 

Le clip pour Beirut (Beyruth) :

 

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En boucles d'oreilles

1. Scott Matthews - Unlearned

2. Har Mar Superstar - Bye, bye 17

3. Junip - Junip

4. Nick Cave & The Bad Seeds - Push the sky away

5. Aline - Regarde le ciel

6. Fauve - e.p

7. Bumpkin Island - ten thousand nights

8. Hot Chip - In Our Heads

9.Bertand Belin - Parcs

10.Stromae - Racine Carrée

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