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27 mai 2013 1 27 /05 /mai /2013 16:51

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Bertrand Belin - Parcs

 

Joyeux drilles passez votre chemin. Fans des doubles-pédales, passionnés du vocoder, agités du BPM, ne vous attardez pas. Aujourd'hui il s'agit de parler d'un artiste qui m'est cher, mais dont on peut dire avec certitude qu'il ne fera pas trembler les dance-floor à Ibiza ou remuer les bassins au camping de la plage. Parcs de Bertrand Belin sort ces jours-ci et c'est un génial raccord pour ce printemps pourri, ou un malin pied de nez contre l'été à venir, si seulement il vient.


J'ai découvert Bertrand Belin avec le somptueux Hypernuit, son album précédent. Homme de la rugosité paysanne enrobée d'une délicatesse toute virgilienne. Elégance, sens mélodique, ellipse. J'ai appris que le bonhomme venait de chez nous. J'ai confirmé que la poésie pouvait tenir en quatre minutes. J'ai aimé. Même si je peux lui reprocher une austérité épuisante à la longue. Belin, c'est l'exigence et aussi une sorte de fausse monotonie, où le changement s'éprouve dans le détail.  C'est aussi une voix, grave, parcimonieuse qui laisse plein de trous, de parenthèses au fil du chant pour mieux laisser respirer, évoquer, imaginer. Une syntaxe si particulière, à la prosodie morcelée à coups de deux ou trois syllabes, comme des bulles riches d'images, nettoyées, épurées jusqu'à toucher l'os du sens.

 

Le morceau le plus fou fou, parce qu'un peu plus disert (bon attention on reste chez Bertrand Belin, c'est pas Scatman non plus) est sans aucun doute le génial Un déluge, single écoutable depuis quelques semaines. Sur une rythmique et une texture plus blues-rock que les autres morceaux, Belin ose les choeurs lumineux à la tierce qui contrastent à merveille avec sa diction de vieux sage taiseux qui s'essaierait à la pop. Imparable.

 

Pour le reste les amoureux du dandy laconique ne seront pas perdus. L'orfèvre garde ce sens de la respiration, du western morriconien, de la langueur ironique par petites touches de gris. Ces ritournelles sèches et lyriques comme un coup de trique (Comment ça se danse, Plonge, Peggy, Pauvre Grue), ce phrasé boudeur et subtilement détaché sauront toujours convaincre ceux qui sont déjà tombés dans l'escarcelle du poète chanteur précédemment. Pour les autres il est toujours temps de découvrir ce soulman à la française, sans tambours ni trompettes. 

 

Pour rappel le somptueux Hypernuit

 

 

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L'addictif Un déluge :

 

 

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24 mai 2013 5 24 /05 /mai /2013 19:36

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Dans ma cabane une platine # 17

 

Ok je crois que j'ai tout. Comment créer un artiste aujourd'hui. J'ai la formule. Ca m'a demandé un peu de temps mais à force de recoupements je connais maintenant la méthode imparable pour faire le buzz, s'imposer comme la dernière révélation.


1. Le choix du nom. Finis les mots doubles. La mode est au substantif hermétique, éventuellement accompagné d'un article : Fauve, Lescop, (La) Femme. Si la connotation est obscure et à consonance anglo-saxonne c'est encore mieux : Woodkid, Mesparrow. Donc moi je choisis : Diaphrag'm.  L'apostrophe 'm est cool. Le mot fera baver les exégètes pendant des mois. Le temps d'y trouver un sens pour les interviews.


2. Le choix du visage, cultiver l'anonymat. Comme Daft Punk, Cascadeur, Fauve (encore), Tristesse Contemporaine, ne pas montrer sa bouille. Brouiller les pistes. Laisser croire qu'on est blancs, noirs, homos, célèbres, modestes. Parce que c'est quand même plus cool de pouvoir acheter ses Farfalles à Monop' sans se faire emmerder. Tiens Monop', c'est pas mal aussi comme nom de groupe. Ou Farfalle.


3. Le choix de la promo. Créer l'événement. Lâcher quelques secondes du morceau en juin. Sur Soundcloud et Bandcamp. Y associer une page Facebook et un visuel arty.  Puis laisser faire les fans. Ne jamais accorder d'interviews. Se faire porter mort. Revenir en début juillet avec dix secondes de plus. Accorder enfin un entretien unique mais surtout pas pour les Inrocks ou Magic : choisir plutôt Next ou un Webzine pour bien faire la nique à tout le monde.  Appeler Didier Varrod.


4. Le choix des amis. Se démerder pour un beau featuring. Voire plusieurs. Du genre décalé et / ou oublié : je propose Guesch Patti, Baptiste Trottignon, Duff Mc Kagan. Ne pas oublier de chier sur la question du genre :Diaphrag'm mélange les influences, se veut multi-générationnel ET novateur.


5. Le choix du concert. De préférence pour une première, hors-festival. Un lieu insolite et significatif. Je table sur un camping en Australie. Ou un happening devant l'Elysée Montmartre. Uniquement sur invitation, avec des pin's offerts. Ou une cagoule. La jouer détaché. Massacrer le single. Reprendre No woman no cry au biniou. Et finir à poil.


Ok je crois que j'ai tout. Ah merde oui, la musique. Bon, on verra ça plus tard.

 

 

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                                                Tamara de Lempicka - Convalescence

 

 


 


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23 mai 2013 4 23 /05 /mai /2013 13:09

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Daft Punk - Random Access Memories (2)

 

Le quatrième album de Daft Punk vient de sortir. Enfin. Après un insupportable jeu de cache-cache, Random Access Memories se livre enfin à la critique. Oublions le buzz médiatique, concentrons-nous sur la proposition.


La question que tout le monde se pose est : que vaut le duo masqué en 2013 ? Le morceau Get Lucky poursuit son chemin balisé qui le verra consacré chanson de l'été dans peu de temps. Et pour le reste ?


Si Random Access Memories n'était qu'un seul mot, ce serait postmoderne. Cet adjectif a connu depuis 40 ans un parcours si étrange et instable qu'on ne sait plus trop quel sens lui donner aujourd'hui. Tout semble pouvoir être postmoderne : un roman, un film, un tire-bouchon. Pourtant, ce mot a pu désigner l'ironie artistique qui emprunte aux anciens comme aux modernes dans une anarchique relecture culturelle. Mal digérées, les références d'une oeuvre postmoderne peuvent paraître opportunistes, cyniques voire obscènes. Sinon, elles s'entrechoquent à merveille dans une joyeuse émulation.


Les Daft Punk sont postmodernes à leur manière et ce, depuis le début. Jusqu'au choix de leur nom, recyclage d'un critique anglais qui qualifia leur premier projet de "punk stupide". C'est une évidence, Thomas Bangalter et Guy Manuel de Homem-Christo sont passés maîtres dans l'art de la récup', de la refonte, de l'emprunt qui brouille les ondes électroniques. Et selon votre degré de tolérance, Random Access Memories suscitera chez vous de l'aversion ou de la passion. Certains n'y verront qu'une bouillie prétentieuse et vulgaire apte à rivaliser avec les pires moments de l'italo-disco. D'autres crieront au génie visionnaire d'un duo qui s'est de toute façon fait tacler à chaque sortie d'album.


Si la promotion putassière de l'album a bien failli me passer l'envie de l'écouter, je pense aujourd'hui qu'il serait dommage de faire l'impasse. Random Access Memories contient suffisamment d'excellents morceaux (Give life back to music, Instant Crush, lose yourself to dance, Beyond ) pour mériter l'achat. Les deux robots prouvent ici que la musique du futur peut s'écrire sur de vraies cordes. Ils sont humains après tout. 

 

Plusieurs articles intéressants sur la toile : ici. Et ici.

 

Et si la meilleure version de Get Lucky n'était pas de Daft Punk ?

 


 


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20 mai 2013 1 20 /05 /mai /2013 19:11

 

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ART ROCK 2013 # 7 Dimanche 19 mai

 

 

Passer trois jours à Art Rock, c’est aussi l’occasion d’en apprendre plus. Sur la vie, sur le monde de la musique. Un festival pédagogique en somme. J’aimerais partager avec vous tout ce que j’ai appris hier lors de cette dernière journée de festivités :

 

Couvrir un festival seul, c’est impossible. Bon ça je le savais depuis un moment. Mais ce week-end, dans l’explosion du 30ème anniversaire, j’ai souvent regretté de ne pas pouvoir être doué du don d’ubiquité. Pour pouvoir manger à Rock’n Toques tout en admirant Agnès Obel tout en assistant au concert des Craftmen Club tout en suivant une conférence sur le chant contestaire avec Pierre Lemarquis tout en prenant du temps pour les visages connus. Soit on fait tout à moitié, soit on choisit et on rate le reste.  « Tout choix est une mutilation ». Jean-Paul Sartre aurait pu faire Art Rock.

 

La pluie ne change rien à l’affaire. Cette dernière journée a été marquée par les précipitations. Du coup, des rues désertes, ponctuellement des spots résistants. St Brieuc reprenait ses couleurs traditionnelles. j’ai donc appris à enfiler un poncho en moins de dix secondes tout en écoutant le blues contagieux de Sallie Ford, j’ai donc confirmé que le savoir-faire ébouriffant de Skip the Use n’était pas soluble dans l’eau. N’en déplaise aux grincheux, ces types pourraient convaincre un octogénaire de réformer la danse de St Guy.

 

Se forger un avis par soi-même. Et consacrer le talent incroyable de Miles Kane qui a su faire vibrer la Grande Scène à coups de riffs puissants et parapluies. Vivre un moment d’extase lors du concert de Guillaume Perret, véritable chaman d’un jazz aussi excitant, exigeant que généreux. Gros coup de cœur du festival sans doute esquinté par l’heure de sa programmation. Ceux qui y étaient ont mesuré leur chance.

 

Public, cet inconnu.  Somme d’individualités, le public d’un festival n’en finit pas de surprendre. Pénible dans ses bousculades, enthousiasmant quand unanime, comme partout les festivaliers d’Art Rock sont capables du meilleur comme du pire. Guindés pendant la géniale prestation de Mesparrow, ils finissent sur une standing ovation (méritée). Hypnotisés pendant La Fura Del Baus, plusieurs trouvent la performance poussive, longuette, datée.

 

Artistes, ces inconnus. Saviez-vous que Mesparrow doit son nom à Mis (s) Parrow (Mademoiselle Moineau) ? Que Fauve a entériné avant-hier un énorme succès public, n’en déplaise aux réacs qui refusent l’évidence ? Que Kavinsky s’est fait refouler de la soirée V.I.P parce qu’il n’avait pas son bracelet passe-partout ? Que Sexion D’assaut a coûté le plus cher au festival (40.000 €) pour des morceaux qui valent 1 euro les trois refrains ?

 

Art Rock 2013 c’est terminé. Restent de beaux souvenirs différents pour chacun. Cap sur la 31ème édition.

 

Pour souvenir :

 

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Expo sérigraphie Le Disquaire

 

 

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Lou Doillon & mon pote Pierre avec casquette.


 

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Kavinsky et son set prêt à porter.


 

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Répétitions de LA Fura Del Baus


 

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Young Power


 

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DJ Matraque à Dandy Rock Le Shop

 

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Guillaume Perret

 

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La Fura Del Baus

 

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19 mai 2013 7 19 /05 /mai /2013 15:12

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ART ROCK 2013 # 6 Samedi 18 mai

 

 

Mesdames, messieurs,

 

Bienvenue à cette première édition 2013 du grand prix cinématographique du Festival Art Rock.

 

Les lauréats sont :

 

Dans la catégorie meilleurs effets spéciaux :

 

Le groupe malien Tinariwen qui a joué un set chaleureux bras nus et en Chèche par 9°c à St Brieuc. Chapeau les gars. Trucage bluffant mais perfectible puisque le chanteur a revêtu une doudoune à mi-concert.

 

Dans la catégorie meilleur montage :

 

Thomas Berland alias Breakbot qui a osé mélanger funk à la Chic, électro minimale, mauvais goût eighties et citations bien senties.

 

Dans la catégorie meilleur espoir féminin :

 

Cata. Pirata du groupe Skip & Die qui a su focaliser tous les regards et attentions hier soir à la Passerelle.

 

Dans la catégorie meilleur espoir masculin :

 

Le chanteur lexomilé Shoegaze de Breakbot. On pourra lui reprocher d’en faire un peu trop dans le rien.

 

Dans la catégorie meilleur doublage :

 

Yan Wagner qui a cette étonnante faculté de rappeler à la fois Dave Gahan (Depeche Mode), Paul Banks (Interpol) et Nicolas Ker (Poni Hoax). Même amplitude sombre, mêmes rythmes envoutants et séduisants.

 

Dans la catégorie meilleur scénario :

 

Emir Kusturica & the Non Smoking Orchestra pour son fil conducteur Pink Panther et la folie bordélique de son set. On pourra leur reprocher une intrigue assez floue et des canevas narratifs simplistes, un trop grand nombre de figurants, mais dans le genre feel good movie ils ont encore de beaux restes.

 

Dans la catégorie meilleurs costumes et meilleur film :

 

Wax Tailor & The Dusty Rainbow Experience. Sens de l’image musicale, variations d’ambiance, exploitation pertinente de la voix-off, Jean-Christophe le Saoût (Wax Tailor) et Charlotte Savary tout de rouge et noir vêtus ont séduit les hanches et cervicales du public. Seul bémol, dialogues et transitions qui nous font vite retomber au cœur d’une boite de nuit en périphérie d’Aubervilliers.

 

Mention spéciale du Jury :

 

Daft Punk pour l’ensemble de son œuvre, présence fantôme des sets de Breakbot et Kavinsky. Qui a dit opportunisme ?

 

 

 

 

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18 mai 2013 6 18 /05 /mai /2013 16:15

 

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ART ROCK 2013 # 5  – Vendredi 17 mai

 

Indécises ces premières heures à St Brieuc. Où aller, par quoi commencer ? Indécis aussi le temps (un crachin m’accueille au sortir de la gare) comme le ciel (entre bleu clair et gris foncé), comme le prix de la bière (qui a hoqueté de 30 centimes cette année, ça fait cher le rot).

 

Heureusement, les Bumpkin Island eux n’hésitent pas longtemps à nous mettre dans l’ambiance d’un festival généreux, choral et harmonieux. Première belle surprise que ce collectif du cru programmé chez Dandy Rock le Shop pour deux sessions acoustiques. Il fallait entendre le silence recueilli du public pour prendre conscience que la beauté d’un concert se joue parfois sur le fil avant de choisir le côté lumineux.

 

Arrivé sur la Grande Scène vers 18h00, je me fais la réflexion que le festival lui non plus n’a pas hésité à rassembler ce vendredi quatre artistes conspués par les haters, quatre victimes de la polémique organisée ces derniers mois dans les milieux autorisés. Y aurait-il du vice chez les programmateurs ? Plus cruelle que le supplice de Tantale (et les bretons en connaissent un rayon) l’affiche de ce vendredi soir s’apparentait à un best-of des cloués au pilori du web. L’occasion idéale de vérifier sur place et de distinguer le bon grain de l’ivraie.

 

C’est Lescop qui a la lourde tâche d’entamer les hostilités. Lui qui distille un univers sombre et inquiétant est programmé paradoxalement en plein jour, alors que les derniers rayons du soleil donnent des espoirs estivaux aux festivaliers. Sa prestation ne fera pas bouger les lignes : ceux qui trouvent sa musique monotone ou surestimée camperont sur leurs positions. Le set fut carré, compact, efficace, soutenu par une section rythmique sèche et tranchante, au détriment parfois de la voix légèrement sous mixée. Intéressant, peut-être encore un peu modeste pour une grande scène.

 

Que dire si vous n’y étiez pas ?

 

« Le guitariste se la joue Strokes des alpages. Et il en fait des caisses. »

 

 Lou Doillon enchaîne et doit elle aussi faire ses preuves, suspecte d’être fille de. L’artiste est sympathique et spontanée, le set un peu scolaire ou décevant, dû à une voix parfois trop nasillarde ou éraillée. L’ensemble peut séduire mais semble encore trop timide pour une Grande Scène.

 

Que dire si vous n’y étiez pas ?

 

« Elle avait un drôle de pull Tomboy mais il paraît qu’on a perdu ses affaires dans l’avion »

 

Alors que le soleil se couche entre en scène un Benjamin Biolay classieux qui va mettre tout le monde d’accord. Premier gros coup de cœur du festival, le chanteur revenu en odeur de sainteté depuis La Superbe propose un set puissant et maîtrisé qui surprend par le travail de relecture des morceaux. Mis en selle par Qu’est-ce que ça peut faire ? le dandy déroule ensuite une sélection des plus beaux morceaux de son répertoire avec élégance et force, épaulé par des musiciens impressionnants d’inventivité. Le climax sera atteint avec un A l’origine apocalyptique qui flirte avec l’artillerie lourde d’un groupe métal sans verser dans la caricature. Soufflant, brillant. Padam pour cerise sur le gâteau et une belle complicité avec le public. L’affaire est dans le sac, hier soir Biolay fut grand. 

 

Que dire si vous n’y étiez pas ?

 

« Après le concert, on a su que Guingamp passait en ligue 1 »

 

 

Si les morceaux épiques et grandiloquents de Woodkid méritent d’être joués sur la Grande Scène, lui non plus ne fera pas bouger les lignes. Si vous avez aimé l’album, vous avez sûrement aimé la prestation. Si vous aviez des réserves, pas de raison que ça change. Hyperbolique, parfois pompier, Yoann Lemoine a délivré un set maîtrisé et efficace. Ni plus, ni moins, l’émotion en option.

 

Que dire si vous n’y étiez pas ? : Réécoutez le cd et brodez un peu.

 

Enfin Kavinsky. Trois quatre morceaux histoire de vérifier que le dj drivé connaît bien son Soulwax et son Daft Punk (quoi opportuniste ?) Set club qui fait remuer les teenagers. Je file enfin au Forum mais je rate La Femme.

 

Que dire si vous n’y étiez pas ? : J’en sais rien je n’y étais pas non plus.

 

Cette belle première journée se termine en beauté avec ST Lô qui propose une deuxième partie de set électrique et habité. Une belle découverte déjà programmée aux Transmusicales l’année dernière. 3h00, temps d’aller se coucher. Sans hésiter.

 

Que dire si vous n’y étiez pas ?

 

a)     « J’étais crevé »

b)    « J’étais saoul »

c)     « Je pouvais pas j’étais à Cannes ».

 

 

A demain !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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15 mai 2013 3 15 /05 /mai /2013 10:15

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ART ROCK 2013 # 4

 

Dernière ligne droite, alors on récapitule.

 

1) On n'oublie pas ses billets. On n'oublie pas qu'il va falloir se garer (et non, pas à Poulain Corbion, déjà pris. Essayez plutôt le quartier St Michel voire Robien...) On pense au pull ou à la parka (au ciré si vous êtes parisiens), on retire de l'argent (20 € par soirée = un paquet de cigarettes + un sandwich + trois bières, il vous restera deux euros en fin de soirée pour mettre au bout de n'importe quoi, davantage si vous n'êtes pas fumeurs ou si vous n'aimez que l'eau).

 

2) On essaye d'être à l'heure. Enfin je dis surtout ça pour moi. Parce qu'entre toutes les recommandations précédentes, on arrive toujours avec un quart d'heure / une demi-heure de retard. Si on veut tout bien faire. Et si on veut avoir le temps de finir son dernier mojito qu'on a recommandé parce que Gurwan avait relancé 15mn avant l'heure H une tournée happy hour. Cela dit attention : Gurwan n'a peut-être simplement pas de place. Et ne veut pas rester seul. Fait chier Gurwan.

 

3) On essaye (un minimum. Allez quoi, juste, une fois y penser) DE NE PAS FAIRE CHIER SON MONDE une fois à l'intérieur. Donc même les soirs d'affluence, on ne bourre pas dans le tas pour avoir une meilleure place (surtout qu'il y a dix mille coudes comme cibles potentielles de ce genre d'attaque à 17 € le verre renversé sur la parka, alors pourquoi toujours moi ?). On ne fume pas non plus volontairement dans les cheveux de sa voisine de devant (Bon d'accord moi aussi je l'ai fait et c'est drôle, mais quand même). On ne chante pas, non, on ne BEUGLE pas en même temps qu'un artiste. Même si vous êtes le nouvel Otis Redding, on attend sagement que l'artiste vous y autorise. Sauf rares cas inscrits dans le code civil du festivalier, on bannie les invectives fleuries entre deux morceaux qui invitent l'artiste à se mettre tout nu. Surtout en Bretagne. Et amis artistes, tant qu'on y est...

 

4)  Ah oui dernière chose. De manière générale, tout festivalier une fois entré dans l'arène en sort. Donc inutile de faire croire que vous êtes contagieux, enceinte ou pompier volontaire. Une sortie de Grande Scène peut certes prendre 15 mns mais je rappelle que le lundi est férié. Donc on patiente tranquillement en finissant sa bière fièrement sauvegardée.

 

5) Ah oui (bis). Même en Bretagne le taux d'alcoolémie autorisé au volant n'est pas de trois litres au cent. Donc oui même 2.5 g c'est trop. Si, si même en Bretagne. Et non, ni le café, ni les Ricolas ou le Cacolac ne dupent les éthylotests. Donc si jamais vous buvez trop... Pardon. Donc puisque vous boirez trop, optez pour le copain Sam, la nuit blanche sur place, ou le Skate-Board.

 

Allez bon festival !  

 


 

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11 mai 2013 6 11 /05 /mai /2013 08:00

 

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ART ROCK 2013 # 3

 

Art Rock ce n'est pas que Passerelle et Grande Scène. Pendant trois jours, vous pouvez profiter d'une multitude de propositions parallèles. Et je ne parle même pas des occasions de boire plein de cacolacs dans les bars.

 

Place de la Résistance, vous pourrez par exemple suculler (oui je sais ce verbe n'existe pas) des créations culinaires grâce à Rock'nToques . Depuis six ans maintenant, des chefs cuisiniers vous proposent des plats audacieux à base de produits locaux très raffinés. 7 € par assiette, ce serait dommage de bouffer un kebab non ?

 

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Centre commercial des Champs et à La Passerelle, vous pourrez pendant les heures de spectacle apprécier la rétrospective des 30 ans d'Art Rock. (8h30-19h30, fermé le dimanche).

 

Maison de l'Agglo, il y a aussi pour la quatrième année les rencontres Musique et Littérature. Le samedi vous pourrez discuter avec Nicolas Ungemuth, Pierre Mikaïloff Franck Darcel et Gaston Carré de l'histoire du rock. Le dimanche, avec Laurent Balandras, Charles Gancel, Karim Hammou et Pierre Lemarquis de la musique contestataire. Au pire, vous pouvez venir aussi discuter avec moi de l'effet dévastateur du petit bonhomme en mousse sur notre concentration.

 

Artbist'rock, c'est plein d'artistes dans les bars de St Brieuc ou chez les disquaires. Par exemple, acolyte de Yelle et Dj qu'on ne présente plus, Julien Tiné sera présent à L'Arbalaise le vendredi 17 mai (20h-23h00) et au O'Kenny un peu plus tôt le même jour (16h-19h00) et le dimanche (16h-19h00). Gratos en plus...

 

Enfin Saint Brieuc est sans doute le dernier bastion français question disquaires indépendants. Deux adresses incontournables : Le Disquaire (22 rue du Général Leclerc) où Gilles saura vous accueillir pour emporter en cds ou vinyles les artistes du festival. De plus, concert de The 1969 Club prévu le samedi à 17H00.  

 

 

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Dandy Rock Le Shop (21 Place Du Guesclin)  où Alban saura vous proposer des vinyles qu'on ne trouve nulle part ailleurs. Ambiance High Fidelity, ma résidence pendant le festival si jamais vous me cherchez. Et le magasin sait recevoir : du vendredi au dimanche, plusieurs événements : Dj sets, Concerts... (TotorRo, Gilles Le Guen, Dj Matraque !!!...)

 

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Bon festival !


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9 mai 2013 4 09 /05 /mai /2013 10:00

 

 

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                                                                                                                                    © JB

 

Art Rock 2013 # 2

 

Dis moi ce que tu écoutes, je te dirai ce que tu écouteras.

 

Si vous venez à Saint Brieuc entre le 17 et le 19 mai, ce n'est pas (que) pour manger des coquilles Saint Jacques. C'est que quelque part vous aimez la musique. Ou la bière. Sûrement les deux.


Voici donc une modeste course d'orientation sur la tendre carte musicale du festival :


Hypothèse n°1 : Vous êtes ouvert(e) à toute proposition. Vous aimez tout, décelez la moindre once de qualité en tout artiste. Vous frétillez sur les polyphonies corses, adorez le Ska, vous avez écrit un mémoire sur le free jazz ce qui ne vous empêche pas de brailler comme un cochon polonais sur Les lacs du Connemara. Même si je ne vous crois pas, pendant ces trois jours, allez où bon vous semble.


Hypothèse n°2 :  Votre préférence penche pour la pop, les ritournelles, les mélodies bien troussées. Vous aimez les chansons à texte, les belles harmonies, sentir l'émotion émerger d'un accord de clavier ou d'une voix à la tierce. Vous savez déjà que vous irez voir Lou Doillon, Benjamin Biolay, Agnès Obel. Vous n'aimez pas trop les ambiances électriques, être bousculé(e) par l'avant garde, l'expérimentation.


Trois propositions à voir :


Mesparrow (Soul, Gospel, vocalement composée et à tomber d'éraillement...) Dim-15h-Passerelle 15 €.

 

 

 

 


Sallie Ford and the sound outside (Rock'nRoll & Blues, une putain de voix) Dim-18h-Grande Scène 30 €

 

 

 

 


St Lô ( Soul / Hip-Hop Envoûtant. Suave et sensuel)  Vend-2h-Passerelle 12 €.

 



Hypothèse n°3 : Vous venez à Art Rock comme on va au cinéma : vous voulez en prendre plein la vue, vivre la musique en grand, en fort, en spectaculaire. Parce que bordel c'est pas gratuit. Vous souhaitez vivre une communion à coups de visuels impressionnants, de grosse caisse qui retourne votre sternum, de tremblements provoqués par une gigantesque ligne de basse. Vous voulez voir Woodkid, Skip the Use, et vous ne raterez pas La Fura del Baus.


Trois propositions :


Kavinsky (la b.o de Drive. Rétro-chic et puissant) Vend-00h50-Grande Scène 30€

 

 


 

 

 

Emir Kusturica & The No Smoking Orchestra (Unza Unza, Tzigane, Punk festif) Sam-21h30-Grande Scène 30 €

 

 


 

 

 


Wax Tailor and the Dusty Rainbow Experience (Dj Hip-Hop / Funk-Soul / Electro) Sam-23h10-Grande Scène 30 €

 

 


 

 

 


Hypothèse n°4 : Vous êtes curieux, avides de découvertes, prêts à vivre un grand moment de transcendance musicale où vous réinterrogerez vos convictions. Vous savez déjà que vous irez voir :


Guillaume Perret & The Electric Epic (Jazz-Métal expérimental qui cloue sur place, coup de coeur à voir absolument) Dim-23h00-Passerelle 12 €

 

 


 

 

 


Fauve (Chouchou médiatique, Talk-Over cru, Pop / pseudo Slam) Sam-15h00-Passerelle 12 €

 

 


 

 

 

 

La Femme ( Expérimental / Situationniste / décalé / Pop) Ven-00h30-Passerelle 12 € 

 

 

 

 


Du coup je ne ferai pas une catégorie world (Tinariwen) électro (Yan Wagner, Owlle, Breakbot), rap / hip-hop blues (Féfé, Lenny) ou rock (The 1969 Club, Ume) Mais on en reparlera.

 

Hypothèse 5 : Vous n'aimez pas la musique du tout. Allez voir Sexion d'Assaut. Eux non plus.

 


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7 mai 2013 2 07 /05 /mai /2013 17:45

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                                                                                                                                                                     © JB

 

 

Art Rock 2013  # 1

 

 

 


 

 

 

 

Un blog pour Art Rock pourquoi faire ? C'est vrai après tout, entre les fascicules, le site officiel, la promo des artistes, à quoi bon en rajouter ?


Bon déjà si vous lisez ceci, c'est que vous êtes un tantinet convaincu par la démarche : l'idée n'est effectivement pas de reprendre la dithyrambe officielle où tous les artistes se valent mais plutôt de proposer des parcours dans ces trois jours, d'attirer votre attention sur des événements à ne pas rater. Selon moi. Et je peux me tromper, hein.


Etape 1 : D'abord, le festival en lui même  (si vous êtes un habitué, un membre de l'organisation ou Jean Michel Boinet en personne, vous pouvez aller directement à l'étape 2) :

Saint Brieuc, commune française, préfecture des Côtes d'Armor, tient son nom du moine Brieuc qui... Bon, ok, si on peut plus rigoler... Donc sérieusement, Saint Brieuc a deux intérêts : un joli site qui intègre une vallée et un bord de mer pas dégueulasses, un festival qui intègre des événements pas dégueu non plus. C'est indéniable, chaque année Art Rock redonne des couleurs et un dynamisme à une ville pas toujours au top de la coolitude. L'idée du festival depuis ses débuts est de conjuguer tous les arts, musicaux, spectaculaires, vidéos, numériques. Pour ce qui nous intéresse, depuis 30 ans, le festival a accueilli des artistes comme Miles Davis, Public Enemy, Manu Chao, Moby, Alain Bashung...


Un festival urbain avec deux points névralgiques : le parking Poulain Corbion qui accueille la Grande Scène (et qui a accueilli la voiture de mon pote le reste de nombreuses années pour qu'on aille boire des coups en centre)

 

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et le Forum de la Passerelle, place de la Poste (parce que c'est là qu'est la Poste) en plein centre, et devant lequel s'érige pour Art Rock un barnum qui reçoit entre autres les musiciens du métro parisien, les propositions culinaires de Rock'n Toques, et quelques saoulards échoués parfois dès 21h00. Donc l'idée est de penduler entre les deux points, en croisant moult Kebabs, estafettes et magasins de chaussures.


Etape 2 : Ce que vous pouvez, devez, irez voir : comme pour chaque festival, tout dépendra de votre place / forfait obtenu à la sueur d'un travail éreintant ou d'un plan Le Bon Coin.  Alors imaginons :


1-  Vous n'avez pas de place. Rien, nibe, que dalle. Bon c'est con hein, mais vous pouvez toujours profiter de l'ambiance et des artistes gratuits. Et puis y a la Fura del Baus à minuit dimanche.


2- Vous avez une place, un forfait, une accréditation, voire vous êtes Jean Michel Boinet.

Bon là on va pouvoir discuter. Mais ce sera pour le prochain post.

 

 

Et pour rappel, une sélection :

 


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